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Recruter un cardiologue

La cardiologie fait partie des spécialités les plus difficiles à pourvoir. Les délais de rendez-vous s'allongent partout, les départs en retraite s'accélèrent, et le nombre d'internes formés ne compense pas.

Sur un marché aussi tendu, une structure ne choisit pas un candidat : elle convainc le seul qui se soit manifesté.

Ce qui bloque réellement

Le malentendu sur le contenu du poste. C'est de loin la première cause d'échec. Un poste annoncé en cardiologie qui se révèle être de la consultation exclusive, sans accès réel à l'échographe, ne correspond pas à ce que cherche la quasi-totalité des praticiens. Le malentendu se découvre après la signature, et le praticien repart dans l'année.

L'échographe partagé. Un appareil disponible deux demi-journées par semaine n'est pas un accès à l'échographie. Les candidats font la différence immédiatement.

Le créneau unique pour tous les actes. Une échographie correctement menée ne tient pas dans la durée d'une consultation de suivi. Une structure qui applique le même créneau aux deux signale une organisation qui n'a pas été pensée par un cardiologue.

La permanence des soins non annoncée. Pour les établissements avec activité interventionnelle, c'est l'élément qui structure la vie du praticien. Le découvrir tardivement fait échouer des recrutements très avancés.

Ce qui rend une offre attractive

Chiffrer l'accès à l'échographe : nombre de demi-journées, appareil dédié ou partagé, âge du matériel. C'est le premier élément que regarde un cardiologue, avant la rémunération.

Donner les durées par type d'acte, distinctes pour la consultation, l'échographie et l'épreuve d'effort. Une structure qui les a définies montre qu'elle connaît le métier.

Annoncer le délai de rendez-vous actuel. Il dit le niveau de tension du poste, donc la charge à prévoir. Le taire ne le fait pas disparaître, et un praticien le découvre à sa première semaine.

Préciser la permanence des soins dès l'annonce : existe-t-elle, à quelle fréquence, avec quelle compensation. Beaucoup de praticiens en milieu de carrière cherchent précisément à s'en éloigner, et un poste sans garde est un argument fort qu'il faut mettre en avant.

Ouvrir le temps partiel. L'exercice mixte, une part en structure et une part ailleurs, est fréquent dans cette spécialité et permet d'atteindre des praticiens autrement inaccessibles.

Les délais à prévoir

Comptez quatre à neuf mois. C'est long, et c'est la réalité du marché.

Les praticiens qui correspondent sont en poste, ne cherchent pas activement, et leur préavis est généralement de trois mois. Un recrutement bouclé en six semaines sur cette spécialité relève de l'exception, presque toujours liée à un retour dans une région d'origine.

Une structure qui promet une prise de poste rapide à ses équipes, sur la base d'une annonce qui vient d'être publiée, se prépare des difficultés internes.

Ce que nous faisons

Nous cadrons le contenu réel du poste avant de chercher. Combien de demi-journées d'échographie, quelles durées par acte, quelle part de consultation. C'est ce qui évite le malentendu qui fait échouer la majorité des recrutements en cardiologie.

Nous approchons individuellement. Sur une spécialité aussi tendue, aucune annonce ne produit de candidature qualifiée. Les praticiens sont contactés un à un, dans la confidentialité, avec une proposition documentée.

Nous vous situons par rapport au marché de votre bassin : ce que proposent les structures concurrentes sur l'échographe, les créneaux et la permanence des soins. C'est souvent ce qui permet de corriger une offre avant qu'elle échoue.

Nous vous disons si le poste est tenable en l'état. Sur cette spécialité, un recrutement réussi sur un poste mal défini se solde par un départ dans l'année, et il faut alors tout recommencer sur un marché qui n'aura pas détendu.