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Recruter un médecin généraliste

Recruter un médecin généraliste est aujourd'hui l'exercice le plus disputé du secteur. La demande excède l'offre dans presque tout le pays, et un praticien disponible reçoit plusieurs propositions en même temps.

Ce qui se joue n'est donc pas de trouver un candidat, mais d'être choisi.

Ce qui bloque réellement

Les structures attribuent souvent leurs difficultés à la démographie médicale. C'est vrai en toile de fond, et faux comme explication d'un échec précis : dans le même bassin, certaines structures recrutent et d'autres non.

L'organisation pèse plus que la rémunération. Un praticien qui compare deux propositions regarde la durée de consultation retenue, le nombre de patients attendus par demi-journée, la présence d'un secrétariat et la façon dont les absences sont couvertes. Une rémunération supérieure ne compense pas une organisation subie.

L'offre décrit un poste, pas une journée. « Poste de médecin généraliste, patientèle importante, équipe dynamique » ne dit rien. Les candidats lisent des dizaines d'offres de ce type et ne peuvent pas les distinguer.

Le délai de réponse coûte des candidats. Sur une spécialité en tension, un praticien contacté par trois structures retient celle qui répond dans la journée. Un processus qui prend trois semaines pour organiser un premier entretien perd les meilleurs profils avant de les avoir vus.

Le conjoint décide souvent. Sur une mobilité géographique, la question de l'emploi du conjoint et de la scolarisation des enfants tranche plus souvent que le contrat lui-même. Une structure qui ne l'aborde pas laisse le candidat la résoudre seul, et il y renonce.

Ce qui rend une offre attractive

Quatre éléments changent réellement le taux de réponse, et aucun ne coûte d'argent.

Le temps par consultation, annoncé. C'est le premier chiffre que regarde un généraliste. L'annoncer, même s'il est serré, vaut mieux que le taire : le silence est interprété comme un aveu.

La composition de l'équipe, nommée. Combien de praticiens, depuis combien de temps, et qui fait quoi. Une équipe stable est l'argument le plus puissant dont dispose une structure, et presque personne ne s'en sert.

Le choix du statut. Une structure qui accepte salariat ou libéral, ou un exercice mixte, élargit considérablement son vivier. Beaucoup de praticiens hésitent encore, et celle qui permet d'hésiter gagne.

La souplesse du temps de travail. Le temps partiel et la semaine de quatre jours ne sont plus des demandes marginales. Les refuser par principe écarte une part importante des candidats disponibles.

Les délais à prévoir

En zone attractive, comptez deux à trois mois entre le lancement et la prise de poste, dont une part incompressible de préavis.

En zone tendue, comptez quatre à six mois. Non pas parce que les candidats manquent, mais parce que ceux qui correspondent sont en poste et ne bougent pas sur un coup de tête.

À cela s'ajoute le délai ordinal pour un praticien qui s'inscrit dans un nouveau département, et la procédure d'autorisation d'exercice pour un praticien à diplôme hors Union européenne, qui se compte en années et non en mois.

Une promesse de prise de poste faite sans tenir compte de ces délais met le praticien en difficulté et se retourne contre la structure.

Ce que nous faisons

Nous allons chercher les praticiens en poste. Ceux qui correspondent ne consultent pas les annonces, puisqu'ils ne cherchent pas activement. Les atteindre suppose de les contacter individuellement, dans la confidentialité, avec une proposition qui justifie qu'ils y réfléchissent.

Nous vous posons les questions du candidat avant lui. Composition de l'équipe, durée de consultation, organisation du secrétariat, couverture des absences. Si la réponse n'existe pas, le recrutement s'arrêtera là, avec nous ou avec un autre. Autant le savoir au premier échange.

Nous vous disons si nous savons mener la mission. Un poste hors de notre périmètre ou impossible à pourvoir dans vos conditions, nous le disons d'emblée plutôt que de vous faire perdre un trimestre.

Votre recherche reste discrète si vous le souhaitez. Beaucoup de structures préfèrent ne pas afficher publiquement qu'elles recrutent, notamment quand le poste correspond à un départ.