Employeurs
Recruter un chirurgien-dentiste
Les cabinets dentaires recrutent difficilement, et la raison est rarement celle qu'ils invoquent. Le vivier existe, y compris chez les praticiens formés dans l'Union européenne. Ce qui manque, c'est une proposition lisible.
Ce qui bloque réellement
La rétrocession annoncée sans son assiette. C'est le premier motif d'échec. Un cabinet annonce un pourcentage, le praticien en compare quatre, et aucun n'est calculé sur la même base. Un taux élevé appliqué après déduction des prothèses et des consommables peut rapporter moins qu'un taux inférieur sur les honoraires bruts. Le praticien qui s'en rend compte après coup part.
L'assistanat au fauteuil, partagé ou absent. À volume d'actes identique, un praticien sans assistante dédiée voit nettement moins de patients dans la journée. C'est un déterminant direct de son revenu, et les candidats expérimentés posent la question avant toute autre.
L'équipement non détaillé. Radiologie panoramique, cône beam, empreinte optique, moteur d'endodontie : leur présence ou leur absence détermine les actes réalisables, donc l'intérêt du poste et son rendement.
Le laboratoire de prothèse. Qui le choisit, qui le paie, quels sont les délais. C'est une source de friction quotidienne quand ce n'est pas cadré.
Ce qui rend une offre attractive
Donner la base de calcul de la rétrocession, pas seulement le taux. Une structure qui écrit noir sur blanc ce qu'elle prend à sa charge se distingue immédiatement, et gagne en crédibilité même quand ses conditions sont moyennes.
Garantir une assistante dédiée et le dire. C'est l'argument le plus fort dont dispose un cabinet, et beaucoup l'ont sans le mettre en avant.
Détailler le plateau technique, appareil par appareil, avec son âge. Un praticien évalue un cabinet à cela en quelques secondes.
Annoncer l'état de la patientèle. Existante ou à constituer, son volume, sa typologie. Un praticien qui arrive sur un agenda vide met des mois à atteindre un revenu correct, et il faut le dire plutôt que le laisser découvrir.
Ouvrir aux diplômés de l'Union européenne. Leur diplôme relève de la reconnaissance des qualifications professionnelles, l'inscription ordinale reste obligatoire, et c'est un vivier que beaucoup de cabinets ignorent par méconnaissance de la procédure.
Les délais à prévoir
Comptez deux à quatre mois entre le lancement et la prise de poste.
Le point qui allonge le calendrier n'est pas la recherche mais l'inscription au tableau de l'Ordre national des chirurgiens-dentistes du département d'exercice, qui prend du temps et doit être anticipée.
Pour un praticien diplômé dans l'Union européenne, la reconnaissance des qualifications s'ajoute, ainsi que l'appréciation de la maîtrise du français par l'Ordre. C'est un point de vigilance réel : un dossier peut s'y bloquer.
Pour un diplôme obtenu hors Union européenne, la procédure d'autorisation d'exercice se compte en années. Une promesse de prise de poste rapide sur ce profil met le praticien en difficulté.
Ce que nous faisons
Nous cadrons la proposition avant de chercher. Taux de rétrocession et son assiette, assistanat, plateau, état de la patientèle. Une offre qui reste floue sur ces quatre points ne se distingue d'aucune autre, et nous vous le disons.
Nous allons chercher les praticiens en poste. Un collaborateur satisfait ne lit pas les annonces. L'atteindre suppose un contact individuel et confidentiel, avec une proposition qui justifie qu'il y réfléchisse.
Nous vérifions les conditions d'inscription auprès du conseil départemental de l'Ordre avant de vous présenter un praticien à diplôme étranger. Découvrir un blocage ordinal après la promesse d'embauche coûte des mois aux deux parties.
Votre recherche reste discrète si vous le souhaitez, ce qui compte particulièrement quand le poste correspond au départ d'un collaborateur.