TalentCare Santé

Fiche métier

Chirurgien-dentiste

Par TalentCare Santé, cabinet de recrutement médical et paramédical

Mis à jour le

Le chirurgien-dentiste diagnostique et traite les pathologies de la cavité buccale, des dents et des maxillaires. C'est une profession médicale à part entière, distincte de la médecine, avec son propre cursus, son propre ordre et son propre code de déontologie.

Au 1er janvier 2026, 48 700 chirurgiens-dentistes sont en activité en France, selon la DREES.

Que fait un chirurgien-dentiste ?

Il soigne et restaure les dents, les remplace, traite les tissus qui les soutiennent et pratique des actes chirurgicaux. Le mot chirurgien du titre officiel n'a rien d'une survivance historique : extractions et chirurgie pré-implantaire font partie de l'exercice.

L'activité se répartit entre plusieurs domaines. L'odontologie conservatrice traite les caries et restaure les dents. L'endodontie traite les tissus internes de la dent, ce qu'on appelle couramment dévitaliser. La prothèse remplace les dents absentes ou très abîmées. La parodontologie traite les tissus de soutien. L'orthodontie corrige les malpositions. L'implantologie remplace la racine elle-même.

L'omnipratique, qui couvre l'ensemble de ces domaines en adressant les cas complexes, est l'exercice auquel prépare le troisième cycle court, suivi par plus de 90 % des étudiants selon l'Onisep.

Combien de temps durent les études d'odontologie ?

Six ans après le baccalauréat pour exercer, et jusqu'à huit ou neuf ans pour se spécialiser par l'internat, selon l'Onisep.

Le cursus suit la même première année sélective que les autres études de santé, en parcours d'accès spécifique santé ou en licence avec option accès santé. À partir de la rentrée 2027, une licence portail santé remplacera ces deux voies, toujours selon l'Onisep.

Le premier cycle, trois ans au total, apporte les bases fondamentales et les premiers travaux pratiques sur simulateur.

Le deuxième cycle, deux ans, met l'étudiant en situation clinique auprès de patients réels, sous supervision, au sein du centre de soins dentaires.

Le troisième cycle court, un an, conduit au diplôme d'État de docteur en chirurgie dentaire après soutenance d'une thèse. Il permet l'exercice de l'omnipratique.

Le troisième cycle long, ou internat d'odontologie, est accessible sur concours et dure trois ou quatre ans selon la spécialité : orthopédie dento-faciale, médecine bucco-dentaire, chirurgie orale.

L'inscription au tableau de l'Ordre national des chirurgiens-dentistes est obligatoire avant tout exercice.

Les missions au quotidien

Le diagnostic ouvre chaque prise en charge : examen clinique, radiographie, parfois imagerie tridimensionnelle, puis établissement d'un plan de traitement chiffré et présenté au patient.

Les soins conservateurs forment le fond de l'activité courante.

Les actes prothétiques supposent une coordination avec un laboratoire, des étapes espacées dans le temps et une gestion rigoureuse des rendez-vous.

La prévention occupe une place croissante : détartrage, conseils d'hygiène, dépistage des lésions, suivi des patients à risque.

La gestion du cabinet enfin, qui n'est pas une activité annexe : commandes, stérilisation, planning, relation avec l'assistante et le secrétariat, suivi comptable.

Collaboration, association ou salariat : comment exercer ?

Cinq cadres coexistent, de la collaboration dans un cabinet existant au service hospitalier.

La collaboration libérale est un mode d'entrée courant. Le praticien exerce pour son compte dans un cabinet existant et reverse une part de ses honoraires, la rétrocession, en échange des locaux, du matériel et de l'assistanat. Elle permet de se former à la pratique réelle sans porter l'investissement.

L'association engage davantage : on entre au capital d'une structure et on partage ses décisions comme ses charges. C'est un choix de long terme.

L'installation en cabinet individuel donne l'autonomie complète, avec un investissement initial élevé : fauteuil, radiologie, stérilisation, aménagement.

Le salariat en centre dentaire supprime la gestion et l'investissement, avec un revenu prévisible et une organisation collective.

L'exercice hospitalier se fait en service d'odontologie, notamment auprès des patients à besoins spécifiques. L'internat y prépare, comme à l'enseignement.

Compétences et qualités

L'habileté manuelle est une condition d'entrée, pas un avantage concurrentiel. Elle se travaille tout au long des études sur simulateur.

La précision dans la durée compte davantage : maintenir la même qualité de geste en fin de journée qu'au premier patient est ce qui distingue les praticiens.

La pédagogie conditionne l'acceptation des plans de traitement. Un patient qui ne comprend pas pourquoi un acte est nécessaire le refuse, quel que soit le diagnostic.

La gestion de l'anxiété du patient est une compétence à part entière dans une profession où la peur du fauteuil reste répandue.

La rigueur des protocoles d'hygiène et de stérilisation, enfin, qui engagent directement la responsabilité.

Quelles spécialités après le diplôme ?

Trois spécialités reconnues, obtenues par l'internat, et des diplômes universitaires qui orientent la pratique sans internat.

Les trois spécialités reconnues ouvrent des exercices distincts : orthopédie dento-faciale et médecine bucco-dentaire, en trois ans d'internat, chirurgie orale, en quatre ans et en internat commun avec les médecins, selon l'Onisep.

Les diplômes universitaires permettent d'orienter la pratique sans passer par l'internat : implantologie, parodontologie, endodontie, occlusodontie, sédation consciente.

L'ouverture de son propre cabinet reste la trajectoire classique après quelques années de collaboration.

L'enseignement en faculté d'odontologie ou l'expertise auprès des organismes d'assurance complètent les possibilités.

Comment se calcule le revenu d'un chirurgien-dentiste ?

Selon le mode d'exercice : rétrocession en collaboration, résultat du cabinet à l'installation, salaire en centre. Cette structure de revenu est souvent mal comprise par ceux qui entrent dans la profession.

En collaboration libérale, le praticien perçoit une rétrocession, exprimée en pourcentage des honoraires qu'il génère. Le pourcentage seul ne veut rien dire : tout dépend de son assiette. Un taux élevé calculé après déduction des frais de laboratoire et des consommables peut rapporter moins qu'un taux plus bas calculé sur les honoraires bruts.

À l'installation, le revenu est la différence entre les honoraires et les charges du cabinet, qui sont élevées : personnel, laboratoire, matériel, maintenance, loyer, emprunt.

En salariat, la rémunération relève de la convention collective applicable au centre, parfois complétée d'une part variable liée à l'activité.

Deux éléments pèsent plus que le taux affiché. L'assistanat au fauteuil : à volume d'actes égal, un praticien sans assistante dédiée voit significativement moins de patients dans la journée. Et la répartition entre soins conservateurs et prothèse, dont les valorisations n'ont rien de comparable.

Sources

Questions fréquentes

Que fait un chirurgien-dentiste ?
Il diagnostique et traite les pathologies de la bouche, des dents et des maxillaires : soin des caries, dévitalisation, prothèses, soins des gencives, extractions et chirurgie, orthodontie, implants. En omnipratique, il couvre l'ensemble de ces domaines et adresse les cas complexes.
Combien d'années d'études pour devenir chirurgien-dentiste ?
Six ans après le baccalauréat pour le diplôme d'État de docteur en chirurgie dentaire, qui permet l'omnipratique, et jusqu'à huit ou neuf ans pour qui se spécialise par l'internat d'odontologie, selon l'Onisep. Le diplôme s'obtient après la soutenance d'une thèse d'exercice.
Quelles sont les spécialités de la chirurgie dentaire ?
Trois spécialités s'obtiennent par l'internat d'odontologie, accessible sur concours après la cinquième année : l'orthopédie dento-faciale, c'est-à-dire l'orthodontie, et la médecine bucco-dentaire, en trois ans, puis la chirurgie orale, en quatre ans, selon l'Onisep. Des diplômes universitaires permettent aussi d'orienter la pratique, en implantologie ou en parodontologie par exemple.

Postes de chirurgien-dentiste à pourvoir