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Fiche métier

Cardiologue

Par TalentCare Santé, cabinet de recrutement médical et paramédical

Mis à jour le

Le cardiologue est le médecin spécialiste du cœur et des vaisseaux : il diagnostique et traite l'insuffisance cardiaque, les troubles du rythme, la maladie coronaire, les valvulopathies, l'hypertension artérielle et les pathologies vasculaires. Il exerce avec un diplôme d'études spécialisées de médecine cardiovasculaire, obtenu à l'issue de l'internat.

Son quotidien repose sur la consultation et l'imagerie. Les gestes interventionnels, auxquels on associe souvent le métier, n'en sont qu'une orientation, réservée aux établissements autorisés.

Que fait un cardiologue ?

Son exercice repose sur un socle commun, la cardiologie clinique, et sur des orientations qui divergent ensuite fortement.

La cardiologie clinique couvre la consultation, le diagnostic et le suivi au long cours. C'est le socle de l'activité.

L'imagerie non invasive comprend l'échocardiographie transthoracique et transœsophagienne, l'épreuve d'effort, le holter rythmique et tensionnel. Elle occupe une part considérable du temps de travail.

La rythmologie traite les troubles du rythme, de la pose de stimulateurs et défibrillateurs à l'ablation.

La cardiologie interventionnelle traite la maladie coronaire par voie endovasculaire et suppose un établissement autorisé et une permanence des soins.

Combien d'années d'études pour devenir cardiologue ?

Comptez dix à douze ans après le baccalauréat, la fourchette que l'Onisep donne pour les médecins spécialistes, avec un internat de quatre à six ans selon la spécialité.

Les six premières années suivent le tronc commun des études médicales, avec la première année sélective puis les deux cycles conduisant aux épreuves qui déterminent le choix de la spécialité.

Le diplôme d'études spécialisées de médecine cardiovasculaire, qui a remplacé l'ancien DES de cardiologie et maladies vasculaires lors de la réforme du troisième cycle, se prépare ensuite pendant l'internat. Sa durée et ses stages sont fixés par sa maquette, en annexe de l'arrêté du 21 avril 2017. L'internat alterne stages hospitaliers, formation à l'imagerie et, selon les terrains, initiation aux techniques interventionnelles. Il inclut la formation à l'échocardiographie, qui est le socle technique de la spécialité.

Les formations spécialisées transversales permettent de se surspécialiser pendant l'internat, par exemple en cardiologie interventionnelle ou en rythmologie.

Une thèse d'exercice conclut le parcours et confère le titre de docteur en médecine. L'inscription au tableau de l'Ordre est obligatoire.

Comment se répartit le temps d'un cardiologue ?

Entre la consultation, l'imagerie non invasive et la coordination, auxquelles s'ajoute la permanence des soins en établissement interventionnel.

La consultation : interrogatoire, examen, électrocardiogramme, interprétation des examens antérieurs, adaptation des traitements.

L'échocardiographie, examen de base de la spécialité, dont la durée n'a rien de comparable à celle d'une consultation de suivi. Une structure qui applique le même créneau aux deux se repère immédiatement.

Les épreuves d'effort et les holters complètent l'exploration non invasive, avec un temps d'interprétation qui s'ajoute au temps d'examen.

La coordination avec les généralistes adresseurs, les services hospitaliers et les autres spécialistes occupe une place réelle, souvent sous-estimée dans les descriptions de poste.

La permanence des soins, pour les praticiens exerçant en établissement avec activité interventionnelle, structure le rythme de vie autant que l'activité programmée.

Cabinet, clinique ou hôpital : quel cadre d'exercice ?

Quatre cadres coexistent, et l'exercice mixte permet d'en combiner deux.

En cabinet libéral, seul ou en groupe, avec un plateau d'échographie et d'épreuve d'effort. L'investissement en matériel est le point d'entrée.

En centre médical salarié, sans investissement ni gestion, avec une organisation et un rythme fixés par la structure.

En clinique, souvent avec une activité mixte de consultation et d'exploration, parfois interventionnelle si l'établissement est autorisé.

À l'hôpital public, avec l'accès aux plateaux lourds, à la recherche et à l'enseignement, et une permanence des soins organisée.

L'exercice mixte, une part hospitalière et une part libérale, est fréquent dans la spécialité.

Quelles qualités demande la cardiologie ?

La maîtrise de l'échographie est ce qui conditionne l'employabilité. Un cardiologue qui ne pratique plus l'échocardiographie voit son champ se réduire considérablement.

Le raisonnement probabiliste, puisque la décision repose souvent sur l'évaluation d'un risque plutôt que sur une certitude diagnostique.

La capacité d'annonce, dans une spécialité où l'on annonce régulièrement des pathologies graves et des décisions thérapeutiques lourdes.

L'endurance, pour les praticiens en activité interventionnelle, où les gardes et les urgences vitales font partie du quotidien.

Évolutions et perspectives

La surspécialisation : rythmologie, interventionnel, imagerie avancée, insuffisance cardiaque, cardiologie du sport, réadaptation.

Le passage du public au privé, ou l'inverse, est fréquent en milieu de carrière et correspond souvent à un arbitrage sur la permanence des soins.

L'abandon de l'interventionnel au profit d'une activité de consultation et d'imagerie est une évolution assumée par beaucoup de praticiens après plusieurs années de gardes.

L'enseignement et la recherche restent accessibles par les fonctions hospitalo-universitaires.

Comment un cardiologue est-il rémunéré ?

Selon son cadre d'exercice : honoraires en libéral, convention collective en salariat privé, grille des praticiens hospitaliers à l'hôpital public.

En libéral, le revenu provient des honoraires de consultation et des actes techniques, dont se déduisent des charges élevées : le plateau d'échographie et son renouvellement constituent un poste d'investissement majeur. La part d'actes techniques dans l'activité fait une grande partie de l'écart entre praticiens.

En salariat privé, la rémunération relève de la convention collective de l'établissement, parfois complétée d'une part variable.

À l'hôpital public, elle suit la grille des praticiens hospitaliers, avec progression à l'ancienneté, indemnités de permanence des soins et possibilité d'activité libérale encadrée.

Le point à clarifier avant tout engagement : l'accès réel à l'échographe et la part d'actes techniques dans l'activité proposée. Un poste annoncé en cardiologie qui se révèle être de la consultation exclusive ne correspond ni à la pratique ni au revenu attendus, et le malentendu se découvre en général après la signature.

Sources

Questions fréquentes

Combien d'années d'études pour devenir cardiologue ?
Comptez dix à douze ans après le baccalauréat, la fourchette que l'Onisep donne pour les médecins spécialistes : six années d'études de médecine, puis un internat de quatre à six ans selon la spécialité, qui conduit ici au diplôme d'études spécialisées de médecine cardiovasculaire. Une thèse d'exercice et l'inscription à l'Ordre des médecins concluent le parcours.
Faut-il un diplôme complémentaire pour faire de l'échographie cardiaque ?
Non. Le diplôme d'études spécialisées de médecine cardiovasculaire inclut la formation à l'échocardiographie, qui est le socle technique de la spécialité. Un diplôme interuniversitaire dédié existe et reste un atout, notamment pour un praticien dont la pratique s'en était éloignée.
Un cardiologue fait-il forcément de l'interventionnel ?
Non. La cardiologie interventionnelle, qui traite la maladie coronaire par voie endovasculaire, suppose un établissement autorisé et une permanence des soins. Une large part de l'exercice se fait en consultation et en imagerie non invasive : échocardiographie, épreuve d'effort, holter.