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Recruter un médecin esthétique

Par TalentCare Santé, cabinet de recrutement médical et paramédical

Mis à jour le

Pour recruter un médecin esthétique, un centre doit d'abord montrer un cadre conforme à la déontologie (communication, contrat, rémunération sans critère de rendement), puis choisir le profil selon les actes qu'il propose, car certains produits sont réservés à des spécialités précises.

Les candidats qui ont une pratique solide savent ce qu'ils engagent devant l'Ordre : ils regardent comment le centre communique, vend et rémunère, avant de regarder le taux de rétrocession. La conformité n'est donc pas une contrainte à cacher dans le contrat. C'est un critère de choix.

Quel cadre un médecin esthétique vérifie-t-il avant de signer ?

Un médecin esthétique vérifie que le centre respecte les règles qui l'engagent personnellement : titres affichés, actes permis par sa spécialité, communication, lieu d'exercice et information du patient.

Ce n'est pas une spécialité. Aucun diplôme d'études spécialisées de médecine esthétique ne figure dans la liste fixée par l'arrêté du 21 avril 2017. Les praticiens viennent d'autres spécialités, avec un diplôme universitaire ou interuniversitaire qui, rappelle le Conseil national de l'Ordre, n'ouvre pas droit à une qualification ordinale. Sur la plaque, les ordonnances et le site, seuls figurent les titres autorisés par l'Ordre.

La spécialité d'origine compte. Pour les toxines botuliques à visée esthétique, la base de données publique des médicaments réserve la prescription aux spécialistes en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, en dermatologie, en chirurgie de la face et du cou, en chirurgie maxillo-faciale et en ophtalmologie : c'est la mention portée sur les fiches d'Azzalure, de Bocouture et de Vistabel. La médecine générale n'y figure pas. Le profil à recruter dépend donc des actes que vous proposez.

La communication est encadrée. Depuis le décret du 22 décembre 2020, le médecin peut communiquer, mais de façon loyale et honnête, sans témoignages de tiers ni comparaison avec d'autres praticiens (article R4127-19-1). Le Conseil national y demande de ne pas publier de photos « avant / après » qui promettent plus que le résultat habituellement attendu. La médecine ne doit pas être pratiquée comme un commerce, et l'Ordre a sanctionné des offres promotionnelles publiées sur le site d'un centre esthétique.

Le lieu d'exercice aussi. Le code de déontologie interdit de consulter dans des locaux commerciaux ou là où sont vendus les produits que le médecin prescrit ou utilise (article R4127-25).

Ne pas confondre avec la chirurgie esthétique. Le devis détaillé et le délai de réflexion obligatoires visent les interventions de chirurgie esthétique (article L6322-2), qui relèvent du chirurgien. Le médecin esthétique reste tenu d'informer le patient sur les actes et leurs risques, d'afficher ses honoraires et, au-delà d'un seuil réglementaire, de remettre une information écrite préalable sur les actes non remboursés.

Qu'est-ce qui éloigne les médecins esthétiques rigoureux ?

Les objectifs de vente, une rétrocession sans assiette et une consultation initiale écourtée éloignent les médecins qui connaissent leurs obligations.

Les objectifs de vente. Un médecin ne peut accepter un contrat dont une clause porte atteinte à son indépendance professionnelle, notamment en faisant dépendre sa rémunération ou la durée de son engagement de critères de rendement (article R4127-83). Un contrat indexé sur le chiffre de produits vendus fait fuir les praticiens qui connaissent la règle, c'est-à-dire ceux que vous cherchez.

La rétrocession sans son assiette. Un taux ne veut rien dire tant qu'on ne sait pas qui paie les produits injectés et les consommables.

Une consultation initiale écourtée. Le droit de refuser une demande inappropriée, et le temps de le faire, est ce qui distingue un médecin d'un exécutant. Un centre qui ne le garantit pas attire des exécutants.

Comment un centre esthétique rend-il son offre crédible ?

Un centre rend son offre crédible en écrivant son cadre, ses équipements, la base de calcul de la rétrocession et le temps réservé à la consultation initiale.

Écrire le cadre. Qui valide la communication, comment se constitue la patientèle, comment sont tracés les produits. Un centre qui le montre avant l'entretien gagne la confiance des candidats exigeants.

Détailler le plateau, appareil par appareil, et les actes ouverts au praticien selon sa spécialité.

Donner la base de calcul de la rétrocession, produits compris ou non.

Protéger le temps de consultation initiale, y compris quand elle se conclut par un refus.

Quelles étapes précèdent la prise de poste d'un médecin esthétique ?

Quatre étapes précèdent la prise de poste : la vérification du parcours, le contrat communiqué à l'Ordre, le préavis et, le cas échéant, l'autorisation d'exercice.

La vérification du parcours : spécialité d'origine, formation complémentaire, inscription au tableau. Elle conditionne les actes que le praticien pourra réaliser chez vous.

Le contrat, écrit et communiqué au conseil départemental de l'Ordre (article L4113-9 du code de la santé publique).

Le préavis du praticien, et la passation de sa patientèle s'il exerce ailleurs.

L'autorisation d'exercice, pour un diplôme obtenu hors Union européenne.

Comment TalentCare Santé recrute-t-il un médecin esthétique ?

TalentCare Santé relit le cadre du centre avant de chercher, puis approche individuellement des médecins déjà en exercice.

Nous relisons votre cadre avant de chercher : communication, contrat, rémunération. Un point non conforme écarte des praticiens solides, et nous vous le disons.

Le parcours de ces médecins est détaillé dans la fiche métier.

Questions fréquentes

La médecine esthétique est-elle une spécialité médicale ?
Non. Aucun diplôme d'études spécialisées de médecine esthétique ne figure dans la liste fixée par l'arrêté du 21 avril 2017. Les praticiens viennent d'autres spécialités, avec un diplôme universitaire ou interuniversitaire qui, rappelle le Conseil national de l'Ordre des médecins, n'ouvre pas droit à une qualification ordinale.
Un médecin généraliste peut-il prescrire de la toxine botulique à visée esthétique ?
Non. Pour les toxines botuliques à visée esthétique (Azzalure, Bocouture, Vistabel), la base de données publique des médicaments réserve la prescription aux spécialistes en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, en dermatologie, en chirurgie de la face et du cou, en chirurgie maxillo-faciale et en ophtalmologie. La médecine générale n'y figure pas : le profil à recruter dépend donc des actes que le centre propose.
Peut-on rémunérer un médecin esthétique sur les produits vendus ?
Le code de déontologie s'y oppose : un médecin ne peut accepter un contrat dont une clause porte atteinte à son indépendance professionnelle, notamment en faisant dépendre sa rémunération ou la durée de son engagement de critères de rendement (article R4127-83 du code de la santé publique). Un contrat indexé sur le chiffre de produits vendus fait fuir les praticiens qui connaissent la règle, c'est-à-dire ceux que le centre cherche.