TalentCare Santé

Employeurs

Recruter un ORL

Par TalentCare Santé, cabinet de recrutement médical et paramédical

Mis à jour le

Pour recruter un ORL, une structure doit trancher la part de chirurgie, lister son plateau d'exploration appareil par appareil et donner une durée de créneau par type d'acte, puis approcher individuellement des praticiens en poste : un poste d'ORL se pourvoit rarement grâce à une annonce.

Les praticiens qui conviennent sont en poste, sollicités, et lisent une offre avec une seule question : que pourrai-je réellement faire ici ? La réponse tient à ce que la structure met à disposition. Sans cabine d'audiométrie ni accès au bloc, un ORL renonce à une partie de sa spécialité.

Pourquoi un poste d'ORL ne trouve-t-il pas preneur ?

Un poste d'ORL ne trouve pas preneur quand l'offre ne dit pas si l'exercice est médical ou chirurgical, ni ce que le plateau permet de faire.

L'ambiguïté entre exercice médical et chirurgical. Un praticien qui opère ne rejoindra pas un poste de consultation seule, et celui qui a choisi de ne plus opérer écarte une annonce qui laisse planer le doute. L'intitulé « ORL » ne tranche rien : c'est à la structure de le faire.

Le plateau d'exploration passé sous silence. Audiométrie tonale et vocale, tympanométrie, exploration vestibulaire, nasofibroscopie : ce que le cabinet possède fixe le périmètre du poste. Une cabine vieillissante ou un vidéonystagmographe absent, découverts lors de la visite, mettent fin à la discussion.

Les endoscopes, angle mort de l'organisation. Combien de nasofibroscopes, qui les traite entre deux patients, avec quel matériel : c'est ce qui décide du nombre d'examens réalisables dans une matinée. Une structure qui ne sait pas répondre signale que la question reviendra au praticien.

Le lien avec les audioprothésistes, mal cadré. Une structure qui héberge un audioprothésiste, ou qui travaille en lien étroit avec l'un d'eux, doit pouvoir montrer que le patient garde le libre choix. Le code de déontologie médicale interdit tout compérage entre médecins et auxiliaires médicaux ou toute autre personne (article R4127-23 du code de la santé publique). Un candidat averti pose la question, et un arrangement flou suffit à le faire renoncer.

Qu'attend un ORL d'une offre de poste ?

Un ORL attend d'une offre qu'elle tranche la part de chirurgie, liste le plateau, distingue les créneaux par acte et décrive le tri des rendez-vous.

Trancher la part de chirurgie. Y a-t-il une activité opératoire, dans quel établissement, avec quelles vacations, quel personnel de bloc, et qui prend en charge les urgences opérées ? Si le poste est purement médical, l'écrire : pour une partie des candidats, c'est précisément ce qu'ils cherchent.

Lister le plateau, appareil par appareil, avec son âge et son entretien. Un ORL le lit avant la rémunération.

Donner une durée de créneau par type d'acte. Une consultation avec audiométrie, un bilan vestibulaire et un contrôle postopératoire ne tiennent pas dans le même créneau. Une structure qui les distingue montre qu'elle a été organisée avec des ORL.

Décrire le tri à la prise de rendez-vous. Dans une spécialité où l'agenda déborde, c'est le secrétariat qui protège le praticien : savoir reconnaître une surdité brusque ou un corps étranger, et les distinguer d'un suivi qui peut attendre.

Accepter l'exercice mixte. Consultation en ville et bloc en clinique coexistent souvent dans cette spécialité. Une structure qui accepte un temps partiel atteint des praticiens qui ne quitteront pas leur activité opératoire.

Quelles étapes rythment le recrutement d'un ORL ?

La recherche, la décision de la structure, le préavis du praticien, les démarches ordinales et, le cas échéant, l'autorisation d'exercice rythment le recrutement, et c'est le praticien qui donne le tempo de la recherche.

La recherche. Les praticiens qui correspondent ne cherchent pas : il faut les identifier, les approcher, puis leur laisser le temps d'une visite et d'une réflexion. Ce rythme est le leur, pas celui de la structure.

Votre décision. Chaque échange laissé sans réponse, chaque proposition écrite qui tarde, allonge le calendrier plus sûrement que la rareté des candidats.

Le préavis du praticien. Il est fixé par son contrat actuel ou, s'il exerce en libéral, par ses engagements envers ses associés, la clinique où il opère et ses patients en cours de suivi.

Les démarches ordinales. Le contrat est écrit et communiqué au conseil départemental de l'Ordre des médecins, comme celui qui donne accès aux locaux, au matériel ou au bloc (article L4113-9 du code de la santé publique). Un praticien qui change de département s'inscrit au tableau de son nouveau lieu d'exercice.

L'autorisation d'exercice, le cas échéant. Pour un diplôme obtenu hors Union européenne, elle conditionne tout le reste. Le parcours d'un médecin formé à l'étranger se prépare avant la promesse d'embauche, pas après.

Comment TalentCare Santé recrute-t-il un ORL ?

TalentCare Santé tranche avec la structure le contenu du poste, puis contacte un à un, dans la confidentialité, des ORL en poste.

Nous tranchons avec vous le contenu du poste avant de chercher : médical, chirurgical ou mixte, plateau disponible, créneaux par acte. C'est la fiche de poste qu'un ORL attend, et que beaucoup d'offres ne donnent pas.

Nous vous disons si le poste est tenable en l'état. Un ORL recruté sur un plateau qui ne permet pas son exercice repart, et il faut tout recommencer.

Questions fréquentes

Un poste d'ORL doit-il comporter de la chirurgie ?
Pas forcément, mais la structure doit trancher et l'écrire. Un praticien qui opère ne rejoindra pas un poste de consultation seule, et celui qui a choisi de ne plus opérer écarte une annonce qui laisse planer le doute. S'il y a une activité opératoire, l'offre dit dans quel établissement, avec quelles vacations et quel personnel de bloc ; si le poste est purement médical, elle le dit aussi, car c'est précisément ce que cherche une partie des candidats.
Quel plateau technique un ORL attend-il ?
Audiométrie tonale et vocale, tympanométrie, exploration vestibulaire, nasofibroscopie : ce que le cabinet possède fixe le périmètre du poste. L'offre le liste appareil par appareil, avec son âge et son entretien, et précise combien de nasofibroscopes sont disponibles et qui les traite entre deux patients.
Un cabinet d'ORL peut-il travailler avec un audioprothésiste ?
Oui, à condition de pouvoir montrer que le patient garde le libre choix. Le code de déontologie médicale interdit tout compérage entre médecins et auxiliaires médicaux ou toute autre personne (article R4127-23 du code de la santé publique). Un candidat averti pose la question, et un arrangement flou suffit à le faire renoncer.