Employeurs
Recruter un pédiatre
Par TalentCare Santé, cabinet de recrutement médical et paramédical
Mis à jour le
Pour recruter un pédiatre, une structure doit d'abord dire quel exercice elle propose réellement (cabinet, protection maternelle et infantile, maternité ou service hospitalier), puis écrire l'organisation du non programmé et, en établissement, celle de la garde, avant d'approcher des praticiens en poste.
Un pédiatre ne choisit pas un poste de pédiatre : il choisit un cadre d'exercice. Cabinet de ville, protection maternelle et infantile, maternité ou service hospitalier attirent des praticiens différents, et l'argument qui convainc un pédiatre hospitalier laisse indifférent un pédiatre installé.
Cabinet, PMI ou maternité : quel pédiatre chercher ?
Chaque cadre appelle un pédiatre différent : le suivi au long cours en ville, la prévention en PMI, la garde en établissement.
En cabinet ou en centre de santé, le pédiatre suit l'enfant dans la durée : suivi systématique, vaccination, dépistage des troubles du développement, et une part de demandes non programmées qui décide de la tenue du planning.
En protection maternelle et infantile, l'employeur est le département. Le service est placé sous l'autorité du président du conseil départemental et organise notamment les consultations de prévention des enfants de moins de six ans (article L2112-1 du code de la santé publique). L'exercice est salarié, préventif et territorial, et attire des praticiens qui cherchent précisément cela.
En maternité ou à l'hôpital, la garde structure tout. Tout établissement qui pratique l'obstétrique doit disposer d'un pédiatre présent ou joignable jour et nuit, toute l'année, avec un délai d'arrivée compatible avec la sécurité, y compris lorsqu'il n'a pas d'unité de néonatologie (article D6124-44 du code de la santé publique). Recruter un pédiatre en établissement, c'est d'abord recruter sur une ligne de garde.
Pourquoi un pédiatre renonce-t-il à un poste ?
Un pédiatre renonce quand l'organisation lui promet des soirées en retard ou une garde trop lourde : demandes du jour sans créneau, durée unique, ligne de garde trop courte, correspondants inconnus.
Les demandes du jour absorbées en fin de journée. En ville, c'est ce qui use un pédiatre. Un planning sans créneaux réservés au non programmé se remplit de rendez-vous ajoutés après la dernière consultation, et le praticien finit chaque soir en retard.
Le créneau unique. Un suivi de nourrisson, une consultation d'adolescent et un bilan de développement ne tiennent pas dans la même durée. Une structure qui impose un créneau uniforme montre qu'elle n'a pas été organisée par un pédiatre.
La ligne de garde trop courte. En établissement, ce n'est pas le volume de patients qui épuise, c'est le nombre de praticiens qui se partagent la garde. Un candidat compte les noms du tableau avant de regarder la rémunération.
Le flou sur l'accès aux examens et aux correspondants. Un pédiatre qui ne sait pas à qui adresser un enfant dont la situation se complique perd ce qui faisait l'intérêt du poste.
Comment convaincre un pédiatre de rejoindre une structure ?
On convainc un pédiatre en écrivant ce qu'il demandera de toute façon : l'organisation du non programmé, les durées par type de consultation et, en établissement, le détail de la garde.
Écrire l'organisation du non programmé : créneaux réservés, régulation par le secrétariat, ou rien. C'est la question que pose tout pédiatre de ville, et la réponse décide souvent de la suite de l'échange.
Donner les durées de consultation par type d'acte : nourrisson, enfant, adolescent, bilan.
En établissement, présenter la garde en détail : combien de praticiens sur la ligne, garde sur place ou astreinte, repos après une nuit travaillée, rôle en salle de naissance et en néonatologie si le service en a une.
Ouvrir l'exercice mixte. Des pédiatres de ville conservent des vacations hospitalières, et l'inverse existe. Une structure qui accepte un temps partiel construit autour de cette double activité atteint des praticiens qu'elle n'aurait jamais vus autrement.
Qui décide de la date d'arrivée d'un pédiatre ?
C'est le praticien, par sa décision puis par son préavis, qui fixe la date d'arrivée ; l'inscription à l'Ordre et, le cas échéant, l'autorisation d'exercice s'y ajoutent.
La décision du praticien. Un pédiatre en poste ne quitte pas son équipe ou sa patientèle sans avoir vu les lieux, rencontré ses futurs collègues et, en ville, compris comment sa patientèle se constituera.
Son préavis, ou pour un libéral, l'organisation de la suite de sa patientèle actuelle. C'est lui qui fixe le calendrier, pas la date que vous souhaitez.
L'inscription au tableau de l'Ordre des médecins du département d'exercice, à anticiper dès la promesse d'embauche quand le praticien change de département.
Pour un praticien diplômé hors Union européenne, la procédure d'autorisation d'exercice, conduite par le Centre national de gestion et qui commence par des épreuves de vérification des connaissances. Aucune structure n'en maîtrise le calendrier ; le parcours est détaillé dans notre article sur le recrutement d'un médecin formé à l'étranger.
Comment TalentCare Santé conduit-il le recrutement d'un pédiatre ?
TalentCare Santé fixe le cadre d'exercice avec la structure avant tout contact, puis approche individuellement des pédiatres en poste.
Nous fixons le cadre avant de chercher. Ville, PMI ou établissement, temps plein ou exercice mixte, avec ou sans garde : chacun de ces choix change le vivier, et nous ne contactons personne tant qu'il n'est pas tranché.
Nous allons chercher les praticiens en poste, individuellement et dans la confidentialité, avec une proposition qui répond d'avance aux questions sur le non programmé et la garde.
Nous vous disons si le poste est tenable en l'état. Une ligne de garde trop courte ou un planning sans place pour les demandes du jour ne se corrigent pas par un recrutement, et nous préférons le dire au premier échange.
Questions fréquentes
- Quel pédiatre recruter pour un cabinet, une PMI ou une maternité ?
- Un pédiatre ne choisit pas un poste de pédiatre, il choisit un cadre d'exercice. En cabinet ou en centre de santé, il suit l'enfant dans la durée, avec une part de demandes non programmées. En protection maternelle et infantile, l'employeur est le département et l'exercice est salarié, préventif et territorial. En maternité ou à l'hôpital, la garde structure tout. Ces cadres attirent des praticiens différents.
- Comment organiser les demandes non programmées d'un pédiatre de ville ?
- Avec des créneaux réservés au non programmé ou une régulation par le secrétariat, écrits dans l'offre. Un planning sans place pour les demandes du jour se remplit de rendez-vous ajoutés après la dernière consultation, et le praticien finit chaque soir en retard : c'est ce qui use un pédiatre de ville.
- Que regarde un pédiatre avant de rejoindre une ligne de garde ?
- Le nombre de praticiens qui se partagent la garde, avant la rémunération : en établissement, ce n'est pas le volume de patients qui épuise, c'est une ligne trop courte. Il veut aussi savoir si la garde se fait sur place ou en astreinte, quel repos suit une nuit travaillée, et quel est son rôle en salle de naissance et en néonatologie si le service en a une.