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Recruter une sage-femme échographiste
Par TalentCare Santé, cabinet de recrutement médical et paramédical
Mis à jour le
Pour recruter une sage-femme échographiste, une structure doit fixer des durées par type d'examen, dire qui signe le compte rendu, écrire le circuit de recours, puis vérifier le diplôme exigé par l'arrêté du 20 avril 2018 et l'identification de la candidate au sein d'un réseau de périnatalité.
Une sage-femme échographiste qui regarde un poste sait déjà ce qu'elle cherche : un temps d'examen qui permet de faire un dépistage correctement, une autonomie claire sur le compte rendu, et quelqu'un vers qui se tourner quand une image l'inquiète.
Les centres d'imagerie gynéco-obstétricale et les maternités qui recrutent sur ce profil disposent souvent d'un argument fort, l'absence de garde, et le gâchent en restant flous sur le reste.
Pourquoi une sage-femme échographiste décline-t-elle un poste ?
Une sage-femme échographiste décline un poste quand le temps d'examen, l'autonomie ou le recours ne sont pas garantis, ou quand la structure ne s'est pas assurée de son titre.
Le créneau unique. Un dépistage du premier trimestre correctement mené ne tient pas dans le créneau d'une échographie de croissance. Une structure qui applique la même durée à tout se repère dès la lecture de l'annonce, et les praticiennes expérimentées passent leur chemin.
L'autonomie mal définie. Qui rédige le compte rendu, qui le signe, qui annonce le résultat à la patiente. Une sage-femme à qui l'on promet l'autonomie et qui découvre une validation systématique par un médecin, ou l'inverse, repart vite.
Le circuit de recours absent. Quand une anomalie est suspectée, la patiente est orientée vers un référent. Si ce circuit n'est pas écrit, la praticienne porte seule des situations qui ne relèvent pas d'elle.
Le titre non vérifié. L'arrêté du 20 avril 2018 fixe les diplômes requis pour l'échographie prénatale : pour une sage-femme qui a débuté cette activité à partir de 2011, le diplôme interuniversitaire d'échographie en gynécologie-obstétrique ; pour celle qui l'a débutée à partir de 1997 et avant 2011, l'attestation en échographie obstétricale afférente à ce diplôme ou un diplôme universitaire d'échographie en gynécologie-obstétrique (texte sur Légifrance, copie publiée par l'Ordre des sages-femmes). Le même texte précise que la sage-femme ne réalise pas d'échographie à visée diagnostique, sauf, sur prescription médicale, des échographies focalisées relevant de la surveillance d'une pathologie fœtale déjà identifiée. Un recrutement qui ne vérifie pas le titre, ou qui confie des examens hors de ce champ, engage la structure.
L'identification en réseau de périnatalité. Pour le dépistage combiné du premier trimestre, l'échographiste doit être identifiée au sein d'un réseau de périnatalité et adhérer à un programme d'assurance qualité sur la mesure de la clarté nucale. Sans cette identification, le calcul de risque n'est pas réalisé (arrêté du 23 juin 2009 modifié).
Que doit garantir un poste d'échographie obstétricale ?
Un poste d'échographie obstétricale doit garantir des durées par examen, une répartition claire de la signature, un circuit de recours écrit et un matériel à la hauteur du dépistage.
Donner les durées par type d'examen : datation, dépistages, croissance, pelvienne. Une structure qui les a définies montre qu'elle connaît le métier.
Dire qui signe, et ce que la sage-femme fait seule. La clarté vaut mieux qu'une autonomie promise et reprise ensuite.
Écrire le circuit de recours : vers quel référent, selon quelle procédure, avec quel retour vers la praticienne.
Mettre en avant l'absence de garde et d'astreinte si c'est le cas. Pour une sage-femme qui vient de la salle de naissance, c'est un argument qui pèse lourd.
Décrire le matériel : échographe, âge, logiciel de compte rendu. La qualité de l'appareil conditionne celle des mesures, donc celle du dépistage.
Ouvrir l'exercice mixte. Des vacations d'échographie s'ajoutent bien à une activité libérale ou hospitalière, et permettent d'atteindre des praticiennes qui ne quitteraient pas leur poste.
Soutenir la formation continue. Les recommandations invitent les échographistes à se former régulièrement sur ce domaine et à travailler en lien avec un réseau de périnatalité. Une structure qui le facilite le dit.
Quand une sage-femme échographiste peut-elle prendre son poste ?
Une sage-femme échographiste prend son poste au terme de son préavis, une fois ses démarches ordinales faites et, si elle termine sa formation, son diplôme délivré ; son identification en réseau doit être engagée avant ses premiers dépistages du premier trimestre.
La recherche. Les praticiennes qui correspondent sont en poste, en centre, en maternité ou en libéral. Une approche individuelle et confidentielle permet de leur présenter un poste qu'elles ne cherchent pas.
La fin du diplôme. Une sage-femme qui termine son diplôme interuniversitaire peut être approchée avant de l'obtenir. La prise de poste en échographie prénatale suit alors la délivrance du diplôme, pas la signature.
Le préavis. Celui que prévoit le contrat ou le statut de la candidate. Pour une praticienne libérale, c'est la réorganisation de sa patientèle qui en tient lieu.
Les démarches ordinales. Une sage-femme qui change de département doit être inscrite au tableau du conseil départemental de l'Ordre des sages-femmes dont elle relève, et ses contrats d'exercice doivent être communiqués à ce conseil.
L'identification en réseau. Si elle n'est pas encore identifiée auprès d'un réseau de périnatalité, la démarche doit être engagée avant qu'elle ne réalise des dépistages du premier trimestre.
Comment TalentCare Santé recrute-t-il une sage-femme échographiste ?
TalentCare Santé cadre le poste avec la structure et approche aussi les praticiennes en fin de formation.
Nous cadrons le poste avant de chercher : durées par examen, signature, circuit de recours, matériel. Ce sont les questions que la candidate posera, autant y répondre avant elle.
Nous approchons aussi les praticiennes en fin de formation, ce qui permet d'anticiper un recrutement plutôt que de le subir.
Pour le métier lui-même, voir notre fiche sage-femme échographiste.
Questions fréquentes
- Quel diplôme une sage-femme doit-elle avoir pour réaliser des échographies obstétricales ?
- Selon l'arrêté du 20 avril 2018, une sage-femme qui a débuté l'échographie prénatale à partir de 2011 doit être titulaire d'un diplôme interuniversitaire (DIU) d'échographie en gynécologie-obstétrique. Celle qui l'a débutée à partir de 1997 et avant 2011 doit être titulaire de l'attestation en échographie obstétricale afférente à ce DIU ou d'un diplôme universitaire d'échographie en gynécologie-obstétrique. Le même texte précise que la sage-femme ne réalise pas d'échographie à visée diagnostique, sauf, sur prescription médicale, des échographies focalisées relevant de la surveillance d'une pathologie fœtale déjà identifiée.
- Peut-on recruter une sage-femme qui termine son DIU d'échographie ?
- Oui. Une sage-femme qui termine son diplôme interuniversitaire peut être approchée avant de l'obtenir, ce qui permet d'anticiper un recrutement. La prise de poste en échographie prénatale suit alors la délivrance du diplôme, pas la signature du contrat.
- Qui signe le compte rendu d'une sage-femme échographiste ?
- C'est à la structure de le dire avant l'embauche : qui rédige le compte rendu, qui le signe, qui annonce le résultat à la patiente. Une sage-femme à qui l'on promet l'autonomie et qui découvre une validation systématique par un médecin, ou l'inverse, repart vite. Le circuit de recours vers un référent, quand une anomalie est suspectée, s'écrit de la même façon.